mardi 25 juillet 2017

Changement de boutique à venir

Il y a quelques semaines, un fan m'a fait remarqué que la boutique en ligne était inaccessible. Pensant à un problème de connexion, puis un problème ponctuel, je ne m'étais pas trop alarmé. Mais n'arrivant pas à joindre comboutique.com ni à me connecter à leur site, je pense que ma boutique est perdue....

Qu'à cela ne tienne, je vais dans un premier temps migrer sur spreadshirt où j'avais déjà un compte d'ailleurs. Cette migration m'a obligé à refaire tous mes design, qui vont gagner en qualité (bonne nouvelle !).

En attendant, vous pouvez toujours me contacter par mail pour des commandes VistaPrint qui vont aussi profiter des nouveaux design.

mardi 18 juillet 2017

Qualité de l'air: le gouvernement sommé d'agir au plus vite

Cet article de Dominique SCHROEDER est paru initialement sur TV5 Monde.
C'est une première: le Conseil d'Etat a sommé mercredi le gouvernement d'agir contre la pollution de l'air qui provoque près de 50.000 morts prématurées par an et constitue l'une des principales préoccupations environnementales des Français.
Le Conseil, saisi par l'association Les Amis de la Terre, "a enjoint au Premier ministre et au ministre chargé de l'Environnement" de prendre, "dans le délai le plus court possible", "toutes les mesures nécessaires" pour ramener les concentrations de particules PM10 (diamètre inférieur ou égal à 10 microns) et de dioxyde d'azote (NO2) en dessous des valeurs limites autorisées, dans toutes les zones où elles étaient encore dépassées en 2015.
C'était le cas dans douze zones pour le dioxyde d'azote (Paris, Marseille, Grenoble, Lyon, Strasbourg, Toulouse...) et de trois pour les particules (Rhône-Alpes, Paris, Martinique).
Le gouvernement a jusqu'au 31 mars 2018 pour transmettre à la Commission européenne les plans sur la qualité de l'air élaborés pour ces zones.
"C'est une grande première et l'aboutissement de onze ans de travail juridique", a réagi auprès de l'AFP le président de l'ONG, Florent Compain.
"Surtout, ce n'est que le commencement, parce que l'Etat maintenant doit mettre en place des plans", ajoute-t-il, rappelant que la pollution de l'air est un enjeu majeur de santé publique.
Cette décision, non assortie d'une astreinte, intervient alors que la France est visée par deux procédures lancées par Bruxelles sur la qualité de l'air, l'une concernant les dépassements des valeurs limites de PM10, l'autre celles de NO2.
Parallèlement, le Conseil d'Etat annule "les décisions implicites du président de la République, du Premier ministre et des ministres chargés de l’environnement et de la santé refusant (...) d'élaborer des plans conformes" à la directive européenne de 2008 sur la qualité de l'air.
L'UE a fixé à 40 microgrammes/m3 les concentrations maximales de PM10 et de NO2 (en moyenne annuelle), des valeurs limites transposées dans le code de l'environnement.
- Obligation de résultat -
Si la situation s'est globalement améliorée depuis 15 ans, ces normes sont régulièrement dépassées dans les grandes villes mais aussi dans des bassins industriels.
Les oxydes d'azote, en particulier le dioxyde d'azote, sont des gaz nocifs pour le système respiratoire, émis notamment par les moteurs diesel. Le NO2 contribue en outre à la formation d'ozone, un autre polluant, lors de journées chaudes et ensoleillées.
Les particules PM10 sont des micro-poussières restant en suspension dans l'air, qui s'infiltrent profondément dans les voies respiratoires. Elles proviennent directement des combustions industrielles et domestiques et des transports (diesel).
Pour le Conseil d'Etat, les plans de protection de l'atmosphère établis dans les zones concernées par la pollution n'ont pas permis d'assurer dans un délai raisonnable le respect des valeurs limites. Il en déduit que de nouvelles mesures doivent être prises pour que les obligations fixées par la directive soient respectées. L'Etat a en effet une obligation de résultat, il ne peut pas se contenter de faire valoir qu'il a établi un plan.
Selon l'agence Santé Publique France, la pollution aux particules entraîne 48.000 morts prématurées dans le pays, soit 9% de l'ensemble des décès.
Globalement, la pollution de l'air coûte plus de 100 milliards d'euros par an à la France, affirmait un rapport du Sénat en 2015.
Dans l'Union européenne, à cause de la mauvaise qualité de l'air, plus de 400.000 citoyens meurent prématurément chaque année, selon la Commission européenne.
Les principales mesures existantes concernent les pics de pollution (réduction de vitesse, pastilles de couleurs) mais de l'avis des spécialistes, la pollution "de fond", c'est-à-dire au quotidien et non pas pendant un pic, est la plus problématique.

lundi 15 mai 2017

Le Monde économie : premier fort recul du diesel sur le marché de l’occasion français

Voici un extrait d'un article d'Éric Beziat pour le monde économie, issue d'un entretien avec Vincent Hancart d'AutoScout24. L'article complet est disponible ici.

[...]
Jamais la part du diesel dans les véhicules d’occasion (VO) n’avait connu un tel recul. Jusqu’ici, cette motorisation surdominait le marché, se maintenant sans broncher au-delà des deux tiers des transactions alors que, dans le neuf, cette part est désormais tombée sous les 50 % (48,09 % en avril) et plus proche des 20 % pour les ventes aux particuliers.
La chute du diesel dans le VO est toutefois à relativiser. Non seulement sa part de marché reste largement majoritaire à 65,4 %, mais ce coup de froid intervient dans un marché de l’occasion français en recul de 6,3 % le mois dernier, qui, comme le neuf, a pâti du nombre moindre de jours ouvrables qu’en avril 2016. De plus, cette baisse ne touche pas de façon égale tous les segments. Logiquement, sont surtout concernées les voitures de taille petite à moyenne, pour lesquelles le surcoût d’une motorisation diesel n’a que peu d’intérêt économique.

5,6 millions de véhicules vendus en 2016

Il n’empêche : il s’est vendu 30 000 voitures diesel d’occasion de moins en ce mois d’avril que l’an dernier à la même époque. Et ce n’est probablement pas fini. Les signes avant-coureurs d’une accélération de la mutation sont là. « Nous constatons que, sur notre site, 44 % des recherches concernent des voitures à essence, explique Vincent Hancart, directeur général d’AutoScout 24 France, alors que l’offre essence ne représente qu’un quart des petites annonces. » Un décalage qui risque fort de peser à la baisse sur les prix des occasions diesel.
Avec 5,6 millions de véhicules vendus en 2016, le marché de l’occasion français est, en volume, deux fois et demie plus important que celui des voitures neuves. Son « économie » est intimement liée à celle des véhicules professionnels, flottes d’entreprises, voitures de loueurs, qui fournissent le gros des autos à la revente. Or, ces flottes sont encore équipées à 80 % en diesel, un taux qui ne recule pas pour le moment.
Mais si la demande de diesel d’occasion recule fortement ou si les prix baissent, tout cet édifice sera ébranlé. Les gestionnaires de flottes professionnelles seront tentés de revoir leur politique d’achat, au profit de motorisations différentes : essence ou hybrides.
[...]

lundi 27 mars 2017

Le diesel, un moteur à détruire la santé

Je vous propose ici un article de Coralie Schaub sur le site de Libération, un article particulièrement intéressant puisqu'il met l'accent sur un polluant qui s'est volé la vedette par les particules, polluant très intéressant puisqu'il est spécifique au trafic automobile (et aux moteurs diesel, «de surcroît/comme d'habitude»).


L’émission des gaz NOx, en particulier, a des effets directs sur le cœur et le système respiratoire.


«Sous-estimé»

Quand on parle du diesel, il est beaucoup question des particules fines et peu des NOx. Pourtant, ces gaz, qui regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2) et sont surtout émis par le trafic routier, sont eux aussi ultra-nocifs pour la santé. D’abord parce qu’ils sont une source majeure de particules fines «secondaires» (non émises directement mais résultant de la conversion de certains gaz). Les particules fines (dites PM 2,5, c’est-à-dire au diamètre inférieur à 2,5 µm) sont classées cancérigènes certains pour le cancer du poumon par l’Organisation mondiale de la santé et sont responsables de pathologies cardiovasculaires (infarctus, accidents vasculaires cérébraux). «Or les particules secondaires se forment après la sortie du pot d’échappement, et "échappent" donc aux filtres à particules et tests de mesures, souligne Thomas Bourdrel, radiologue et membre de "Strasbourg respire". En outre, les NOx sont des précurseurs de l’ozone, qui est aussi un gaz toxique pour l’appareil respiratoire.»


Selon l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), les particules fines ont provoqué en 2012 la mort prématurée de 403 000 personnes en Europe, dont 43 400 en France - chiffre revu à la hausse en 2016, à 48 000 morts par an. L’ozone avait, lui, causé 16 000 décès prématurés en Europe en 2012 selon l’AEE, dont 1 500 en France.


Quant aux NOx, leurs effets sur la santé sont loin d’être uniquement indirects. Ainsi, d’après l’AEE, le NO2 a provoqué en 2012 la mort prématurée de 72 000 personnes en Europe, dont 7 700 en France. Pour Thomas Bourdrel, ces chiffres sont «sous-estimés, car ils ne prennent pas en compte les dernières études sur les effets directs du NO2 sur le cœur, qui s’ajoutent à ce que l’on savait déjà de ses effets directs sur le système respiratoire, où il est notamment responsable d’exacerbations de l’asthme et de bronchites chroniques». Et de citer une étude italo-suisse compilant 23 articles scientifiques publiés de 2004 à 2013. Selon celle-ci, les effets d’une exposition à long terme au NO2 (sur plusieurs années) sur la mortalité globale sont comparables à ceux des particules fines, la mortalité cardiovasculaire étant la plus impactée. Le NO2 a aussi un effet toxique direct à court terme, c’est-à-dire en cas de pic de pollution. Une étude dirigée par le cardiologue belge Jean-François Argacha fait même état d’une augmentation du risque d’infarctus plus élevé pour le NO2 que pour les particules fines.


Micro-aperçu
Ceux qui souffrent le plus du diesel sont les enfants et les personnes âgées. «NOx et particules fines altèrent notamment le développement de la capacité pulmonaire des jeunes enfants, explique le Dr Bourdrel. Mais tout le monde est concerné : nombre d’études démontrent des effets cardiovasculaires chez des sujets jeunes et en bonne santé, même à des niveaux de pollution inférieurs aux normes européennes.»Dans une étude publiée le 3 mars, des chercheurs du MIT estiment à 1 200 les décès prématurés en Europe liés aux émissions de NOx supplémentaires émises par les seuls véhicules Volkswagen truqués vendus en Allemagne de 2008 à 2015. Un micro-aperçu du scandale sanitaire du dieselgate...

vendredi 17 mars 2017

Politiques Énergétiques s'attaque à la pollution de l'air

Nouvelle saison, nouveau format pour Politiques Énergétiques.

Et pour cette première émission, PE commence avec un sujet d'actualité : la pollution atmosphérique. Il ne vous aura pas échappé en effet que nous sommes en plein pic de pollution...comme d'habitude depuis quelques années à la veille du printemps.

Pour poser le problème et explorer les solutions, Politiques Énergétiques a invité Nicolas Meilhan, ingénieur-conseil Energie et Transport du cabinet Frost & Sullivan et membre des Econoclastes, et Olivier Blond, Président de RESPIRE.

Vous vous en doutez, le diesel fait partie des sources du problèmes à plus d'un titre : il ne s'agit pas que d'un simple problème sanitaire, il s'agit d'une situation problématique dans laquelle on en vient au final à subventionner cette pollution (niche fiscale que constitue le diesel). Il semble pour les autorités plus facile d'entendre la plainte des diésélistes que l'on tente de raisonner que les râles d'agonie des personnes fragiles empoisonnés à petit feu par les premiers. 

Comme vous le rappelleront les dieselistes prompts au dédouanent et habiles à la négation de leur culpabilité, le diesel n'est pas la seul source de pollution de l'air en France. Les deux invités de Politiques énergétiques dressent en début de vidéo un portrait des principales sources de pollution pour une mise en contexte du problème (comme d'habitude, l'accent est mis sur les particules, mais le sujet est suffisamment complexe pour ne pas s'attarder sur les autres polluants sur une présentation aussi courte).

Pour résumer, cette vidéo est très bien pour découvrir le sujet abordé d'un point de vue «énergétique», n'hésitez pas à l'approfondir sur le site très complet de RESPIRE, mais aussi au travers des travaux de Nicolas Meilhan ainsi que sur le le blog de votre serviteur.

https://youtu.be/58bUGgUBAvU

jeudi 16 mars 2017

«Diesel : Le rapport qui accuse Renault»

Libération a pu accéder à un rapport de Bercy concernant les émissions des véhicules diesel vendus par Renault. Je reviendrais sur le sujet plus en détail dès que possible, il se pourrait que nous soyons à la veille d'un scandale de l'ampleur de celui de Volkswagen...

«Renault a-t-il, pendant des années, modifié les performances de ses moteurs afin qu’ils respectent les normes antipollution… uniquement pendant les tests d’homologation ? La question se pose, de manière lancinante, à la lecture d’un document accablant le constructeur automobile français. Il s’agit d’un procès-verbal (PV) rédigé par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), que Libération a pu consulter. »

(suite de l'article sur le site de Libération)

lundi 12 décembre 2016

Le diesel asphyxie nos villes

[Cet article est une reproduction de la dernière publication de Strasbourg Respire. Voir la publication originale.]

Le diesel asphyxie nos villes

Alors qu’un pic de pollution sévit en France, nous, médecins, scientifiques et associations environnementales, rappelons l’urgence d’agir. Nous précisons pourquoi l’interdiction des véhicules diesels en ville annoncée par les maires de Paris, Athènes, Madrid et Mexico va dans le bons sens. Elle doit ouvrir la voie à d’autres mesures pérennes, indispensables pour notre santé, partout en France.

Toxicité majeure du Diesel, spécialement en ville  

Commençons par regarder du côté des villes qui ont appliqué des mesures antipollution incluant des contrôles drastiques des émissions diesel, où le constat est sans appel : à Tokyo, en moins de dix ans, les émissions de particules fines liées au trafic ont diminuée de 44 % et la mortalité cardiorespiratoire a diminué de 10 à 20 %[i][1].  

Rappelons qu’en France, 48 000 décès prématurés sont attribuables aux particules fines chaque année, et qu’il s’agit d’une sous-estimation. Cette surmortalité est essentiellement attribuable aux particules fines à l’origine de maladies cardiovasculaires, respiratoires, métaboliques, neurodégénératives et de cancers. Ces particules sont également capables de traverser le placenta et d’avoir des effets sur le fœtus. Parmi les différentes sources de pollution, les particules émises par la combustion d’énergie fossile (trafic routier, chauffage) sont les plus toxiques. Un moteur diesel émet un grand nombre de particules, dont 90 % sous forme de particules ultrafines (nanoparticules), peu prises en compte par les systèmes de mesures et les normes en vigueur.

La toxicité des particules du diesel provient des métaux lourds et surtout des hydrocarbures aromatiques polycycliques[2] (HAP), fortement cancérigènes, qu’elles véhiculent. Les HAP sont rejetés  sous forme de nanoparticules et de gaz que les filtres à particules ne peuvent retenir. Pire, les gaz pourront se condenser en particules à la sortie du pot d’échappement, sans que cela ne soit pris en compte dans les émissions particulaires par les constructeurs.

De plus, les moteurs diesel actuels sont, en ville, la source principale d’oxydes d’azote (NOx), parmi lesquels le NO2, particulièrement toxique pour les systèmes respiratoire et cardiovasculaire avec 7700 décès chaque année en France. Les NOx sont aussi à l’origine via des interactions gazeuses photochimiques, de la formation de particules fines secondaires et d’ozone. Enfin, le moteur diesel n’est pas conçu pour les trajets en ville lors desquels, ne pouvant atteindre une température optimale, il émettra davantage de polluants.

L’air n’est pas pollué qu’à Paris  

En dehors des métropoles, nombreuses sont les villes françaises régulièrement exposées à une pollution trop élevée. Ces villes et leurs élus se doivent désormais de mettre en place rapidement des mesures efficaces pour lutter contre la pollution de fond.

Au-delà de la limitation du diesel en ville, il est indispensable de réduire fortement l’ensemble des émissions d’énergies fossiles, diesel comme essence, afin de relever dans un même élan les défis climatiques et sanitaires. Un plan d’accompagnement exceptionnel devrait être mis en place afin de permettre cette transition. Les aides au changement de véhicule vers un type moins polluant doivent être significativement améliorées, en ciblant les particuliers et les professionnels qui en ont véritablement besoin, et surtout en développant les modes de déplacements alternatifs comme les transports en commun, le vélo ou encore le covoiturage.

Toutes les villes peuvent et doivent agir !

Au-delà des solutions qui existent et méritent d’être développées, les villes ont un rôle à jouer dans la mise en œuvre de zones à basses émissions et de projets d’apaisement du trafic routier comme la piétonisation ou la baisse des vitesses. N’oublions pas que les décisions d’aménagement et d’infrastructures d’aujourd’hui auront aussi un impact sur la pollution de demain.

Troisième cause de mortalité en France et à l’origine de coûts socioéconomiques importants, la pollution de l’air nécessite la mobilisation de tous et doit d’être hissée au rang des priorités d’action publique.

[1] Yorifuji et al. Epidemiology. 2016 Nov;27(6):769-78  

[2] Quid de l’essence ? Les moteurs essences émettent également des hydrocarbures, mais plus légers (mono aromatiques ou mono cycliques) et donc d’une toxicité inférieure aux hydrocarbures aromatiques polycycliques émis par un diesel. Les particules de freinage représentent désormais jusqu’à 30% des particules émises par le trafic routier, les derniers rapports d’experts démontrent que ces particules contiennent essentiellement voire exclusivement des métaux (cuivre..) responsables d’effets inflammatoires mais dépourvus d’hydrocarbures aromatiques cancérigènes  

Isabella Annesi-Maesano, Directrice de Recherche à l’INSERM et UPMC Sorbonne Universités en épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires  

Marie-Abèle Bind, biostatisticienne environnementale, Centre de recherche environnementale à l’Université d’Harvard  

Thomas Bourdrel, radiologue et président-fondateur du collectif «Strasbourg respire», ayant lancé un appel signé par 120 médecins strasbourgeois  

Jean Baptiste Renard,  Directeur de recherche au CNRS  

Pierre Souvet, Cardiologue, Président de l'Association Santé Environnement France.  

Olivier Blond, Président de l’Association Respire  

André Cicollela, chimiste toxicologue, Président du Réseau Environnement Santé.  

Denez L’Hostis, Président de France Nature Environnement  

Pierre Perbos, Président du Réseau Action Climat France  

Thomas Porcher et Raphaël-Homayoun Boroumand, économistes co-auteur de l’ouvrage "20 idées reçues sur l'énergie".